Hawai'i
Hawai’i est le 50ème état des Etats Unis depuis le 21 Aout 1959. La capitale de Hawai’i est Honolulu. Sa superficie est de 28337 km2 (43ème état dans l’ordre de grandeur des états unis).
La population de Hawai’i est de 1 360 301 habitants en 2010 et sa densité de 81,7 hb/km2.
Les langues officielles sont l’anglais et l’hawaiien
La population de Hawai’i est de 1 360 301 habitants en 2010 et sa densité de 81,7 hb/km2.
Les langues officielles sont l’anglais et l’hawaiien
Histoire
L’archipel d’Hawaï est habité depuis plus de 4000 ans. Ses premiers résidents furent les Polynésiens, sans doute des navigateurs des îles Marquises, qui traversèrent la moitié du Pacifique à bord de pirogues en bois, pour conquérir de nouvelles terres.
Les premiers Hawaïens vivent d’abord un long isolement, gouvernés par des monarques locaux. En 1527, lorsque les Espagnols débarquent sur l’île, ils sont massacrés par les autochtones (pour une fois que l’histoire va dans ce sens…). En 1778, James Cook accoste à son tour et rebaptise Hawaï «Les îles Sandwich » (en l’honneur d’un certain comte de Sandwich). L’île sombre dans un long conflit qui aboutit, en 1810, à l’unification de tous les petits royaumes insulaires de l’archipel d’Hawaï, tandis que les Américains tout proche jouent de leur influence, toujours plus importante, notamment en termes économiques (planteurs, commerçants). En 1894, l’archipel d’Hawaï, encouragé par le gouvernement américain, se proclame « république ». Elle est par la suite annexée, le 7 juillet 1898, aux Etats-Unis avec un statut particulier, celui de « territoire de Hawaii » et la reine Liliu’okalani est mise en prison.
Ce royaume excite l’appétit des États-Unis, ainsi que des puissances européennes dont trois d'entre elles en particulier : la Russie, la Grande-Bretagne et la France. Mais c’est finalement l'influence prépondérante des Américains, principalement le fruitier Dole Food Company (planteurs, commerçants), appuyée par le débarquement d'une compagnie de fusiliers-marins, qui conduit in fine à la déposition de la dernière reine par un coup d'État en 1893 et à l'instauration d'un gouvernement provisoire. Au tournant du 19e siècle, les immigrés obtiennent le droit de vote sur le sol hawaïen, un e décision qui transforme le visage de l’île et sa démographie, aujourd’hui composée de nombreux Japonais, Chinois, Philippins mais aussi de Portugais des Açores.
Hawaï présente la caractéristique rare de n'avoir jamais été rattachée à son actuelle puissance souveraine (les États-Unis) par un acte de droit international. La cession de l'archipel a en effet été le fait d'un gouvernement provisoire que les États-Unis ne reconnaissaient pas, le président Grover Cleveland ayant explicitement déclaré cette entité illégitime. Le 21 août 1959, Hawaii rejoint officiellement l’Union et devient le 50e état américain. C’est d’ailleurs le seul état du pays qui connut un monarque.
Par l'Apology Resolution du 23 novembre 1993, le congrès américain souligne ainsi ce point en reconnaissant que le peuple hawaïen n'avait jamais renoncé à sa souveraineté au profit des Etats-Unis. Le statut du territoire d'Hawaï est donc, en termes de droit pur, non valide. Cette irrégularité dans l'annexion d'Hawaï nourrit aujourd'hui encore un mouvement indépendantiste chez une partie de la population autochtone, ainsi que des querelles récurrentes quant à la propriété des terres ancestrales hawaïennes.
Les premiers Hawaïens vivent d’abord un long isolement, gouvernés par des monarques locaux. En 1527, lorsque les Espagnols débarquent sur l’île, ils sont massacrés par les autochtones (pour une fois que l’histoire va dans ce sens…). En 1778, James Cook accoste à son tour et rebaptise Hawaï «Les îles Sandwich » (en l’honneur d’un certain comte de Sandwich). L’île sombre dans un long conflit qui aboutit, en 1810, à l’unification de tous les petits royaumes insulaires de l’archipel d’Hawaï, tandis que les Américains tout proche jouent de leur influence, toujours plus importante, notamment en termes économiques (planteurs, commerçants). En 1894, l’archipel d’Hawaï, encouragé par le gouvernement américain, se proclame « république ». Elle est par la suite annexée, le 7 juillet 1898, aux Etats-Unis avec un statut particulier, celui de « territoire de Hawaii » et la reine Liliu’okalani est mise en prison.
Ce royaume excite l’appétit des États-Unis, ainsi que des puissances européennes dont trois d'entre elles en particulier : la Russie, la Grande-Bretagne et la France. Mais c’est finalement l'influence prépondérante des Américains, principalement le fruitier Dole Food Company (planteurs, commerçants), appuyée par le débarquement d'une compagnie de fusiliers-marins, qui conduit in fine à la déposition de la dernière reine par un coup d'État en 1893 et à l'instauration d'un gouvernement provisoire. Au tournant du 19e siècle, les immigrés obtiennent le droit de vote sur le sol hawaïen, un e décision qui transforme le visage de l’île et sa démographie, aujourd’hui composée de nombreux Japonais, Chinois, Philippins mais aussi de Portugais des Açores.
Hawaï présente la caractéristique rare de n'avoir jamais été rattachée à son actuelle puissance souveraine (les États-Unis) par un acte de droit international. La cession de l'archipel a en effet été le fait d'un gouvernement provisoire que les États-Unis ne reconnaissaient pas, le président Grover Cleveland ayant explicitement déclaré cette entité illégitime. Le 21 août 1959, Hawaii rejoint officiellement l’Union et devient le 50e état américain. C’est d’ailleurs le seul état du pays qui connut un monarque.
Par l'Apology Resolution du 23 novembre 1993, le congrès américain souligne ainsi ce point en reconnaissant que le peuple hawaïen n'avait jamais renoncé à sa souveraineté au profit des Etats-Unis. Le statut du territoire d'Hawaï est donc, en termes de droit pur, non valide. Cette irrégularité dans l'annexion d'Hawaï nourrit aujourd'hui encore un mouvement indépendantiste chez une partie de la population autochtone, ainsi que des querelles récurrentes quant à la propriété des terres ancestrales hawaïennes.